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Voyage

Bangkok : le Golden Mount et la ligne d'horizon de la ville historique

Dernière vérification : 2026-07-16

Rédigé par Ricardo Dos Santos

Bangkok : le Golden Mount et la ligne d'horizon de la ville historique
Zaonar Saizainalin / Pexels

L'unique colline de Bangkok est entièrement artificielle — bâtie avec les gravats d'un chedi effondré sous son propre poids, puis couronnée d'une relique et de 318 marches à cloches.

Un monument né d'un échec

Le Wat Saket remonte à l'époque d'Ayutthaya, quand il s'appelait simplement Wat Sakae, mais la colline qui l'a rendu célèbre n'existait pas encore. Au début des années 1800, le roi Rama III ordonne la construction d'un immense chedi sur le terrain du temple — un projet ambitieux qui dépasse les capacités du sol notoirement meuble et gorgé d'eau de Bangkok. La structure s'effondre en cours de construction, et plutôt que de déblayer les gravats, la cour les laisse en place. Au fil des décennies, le monticule de débris grossit, se tasse et devient le seul vrai relief d'une ville bâtie sur une plaine inondable : une colline accidentelle, née des ruines de son propre échec architectural.

D'un tas de gravats à un sanctuaire de relique

Rama IV renforce le monticule avec des pieux en bois pour stopper son affaissement, mais c'est Rama V qui le transforme en ce qu'il est aujourd'hui, vers la fin du XIXe siècle. Des administrateurs coloniaux britanniques en Inde offrent au Siam une relique du Bouddha, et plutôt que de la loger dans un temple existant, le roi choisit d'achever ce que ses prédécesseurs avaient commencé : un chedi doré est enfin achevé au sommet de la colline renforcée, avec la relique scellée à l'intérieur. Ce qui avait commencé comme un échec d'ingénierie s'achève comme l'un des lieux de pèlerinage les plus visités de la vieille ville — Phu Khao Thong, le Mont d'Or.

Gravir 318 marches à cloches

L'ascension fait partie de l'expérience, pas un obstacle à celle-ci. Un escalier en colimaçon — les sources comptent entre environ 300 et 344 marches selon le point de départ — serpente devant une collection de cloches et de gongs que les visiteurs sont invités à faire sonner en chemin, une tradition bouddhiste thaïlandaise censée répandre le mérite à chaque coup. Au sommet, une terrasse circulaire entoure la base du chedi et offre l'un des seuls panoramas dégagés sur Rattanakosin, l'ancienne île royale : flèches de temples, toits de tuiles bas, et le Chao Phraya qui serpente au loin, sans aucune des tours modernes qui dominent la vue depuis les points de vue contemporains de Bangkok.

Ce que l'ascension exige de vous

Contrairement au Grand Palais, il n'y a ni foule au guichet ni longue file d'attente, ce qui en fait un ajout facile à une journée dédiée aux temples plutôt qu'une destination nécessitant une demi-journée à elle seule. Mais c'est une véritable ascension physique dans la chaleur et l'humidité tropicales, et les chaussures se retirent avant d'entrer dans le sanctuaire lui-même — prévoyez donc de marcher pieds nus sur la pierre et un châle si les épaules doivent être couvertes, disponible à la location sur place pour environ 50 THB.

Organiser sa visite

Le Wat Saket ouvre tous les jours d'environ 7h30 à 17h30. L'entrée pour les visiteurs étrangers est de 100 THB ; les ressortissants thaïlandais entrent gratuitement. Habillez-vous modestement — genoux et épaules couverts — et prévoyez de retirer vos chaussures au niveau du sanctuaire près du sommet. Le temple se trouve près de Phan Fa Lilat, accessible en bateau de canal khlong jusqu'à l'embarcadère de Phan Fa Lilat, en bus public ou en taxi ; il se combine naturellement avec une promenade près du terrain de la foire du Golden Mount et les flèches métalliques caractéristiques du Loha Prasat. Comptez 45 à 60 minutes pour l'ascension complète et un moment de contemplation de la vue.

Source : Office du tourisme de Thaïlande, tourismthailand.org