Voyage
Pattaya : Koh Lan comme île pour une excursion d'une journée
Dernière vérification : 2026-07-16
Rédigé par Ricardo Dos Santos
Un ferry de 30 minutes depuis Bali Hai rejoint les six plages de Koh Lan et ses 3 000 habitants, mais l'île vit au rythme strict des horaires de bateaux.
Une île qui vit au rythme des ferries
Koh Lan se trouve à 7,5 kilomètres au large de Pattaya, assez proche pour que la traversée depuis le débarcadère de Bali Hai ne prenne qu'une demi-heure en ferry classique, voire 15 minutes en hors-bord. L'île elle-même est petite — environ 4 kilomètres de long, 2 de large, soit 5,6 kilomètres carrés au total — mais son rythme dépend moins de la géographie que des horaires de bateaux. Les ferries quittent Pattaya à 7h, 10h, 12h, 14h, 15h30, 17h et 18h30 ; le dernier bateau retour depuis l'île part à 18h, avec un second bateau de secours dix minutes plus tard pour ceux qui auraient mal calculé leur journée. Les tarifs ont légèrement augmenté au fil des ans — le billet de ferry aller simple, longtemps fixé à 30 bahts, est passé à 40 bahts début 2026 — tandis que les hors-bords coûtent entre 150 et 300 bahts selon le trajet et s'il s'agit d'un aller simple ou aller-retour.
Une île qui travaille, pas une coquille de resort
Environ 3 000 personnes vivent sur Koh Lan toute l'année, la plupart regroupées près du débarcadère de Na Ban, sur la côte est de l'île, et la vie quotidienne là-bas ne ressemble en rien aux beach clubs situés à quelques centaines de mètres. Il n'y a presque pas de voitures ; se déplacer signifie marcher, prendre un taxi-moto, ou se serrer dans un songthaew qui fait la navette sur les routes principales. Familles de pêcheurs, petites pensions et étals de marché se partagent les mêmes ruelles étroites que les visiteurs d'un jour empruntent pour rejoindre les plages, ce qui donne à l'île un sentiment d'habitation réelle plutôt que de mise en scène touristique — une distinction de plus en plus rare aussi près d'une grande ville balnéaire.
Six plages, six ambiances différentes
La plage de Tawaen, au nord-ouest de l'île, est de loin la plus fréquentée : parachute ascensionnel, jet-skis, bouées tractées et rangées serrées de transats lui donnent des allures de prolongement de Pattaya. La plage de Samae est plus calme et se distingue par un détail que la plupart des visiteurs ne remarquent même pas : des panneaux solaires et de petites éoliennes installés le long du rivage, dans le cadre d'un effort pour réduire la dépendance de l'île aux générateurs diesel et au câblage sous-marin. La plage de Tien attire une clientèle plus tranquille avec une eau plus claire pour la baignade, tandis que la plage de Nual, à la pointe sud, est la plus reculée des six, parfois visitée par des singes qui descendent des collines boisées à l'arrière à la recherche de nourriture laissée par les pique-niqueurs.
Organiser sa journée
De façon réaliste, comptez 7 à 8 heures si vous partez en indépendant : traversée aller, temps sur une ou deux plages, déjeuner, traversée retour, avec une marge pour l'attente inévitable au débarcadère. Les excursions organisées coûtent entre 500 et 600 bahts, prise en charge à l'hôtel vers 9h incluse, traversée en ferry, déjeuner et retour en milieu d'après-midi — utile si vous préférez ne pas gérer vous-même les horaires de ferry, même si cela réduit la liberté de choisir la plage réellement atteinte. Il n'existe pas de droit d'entrée général pour les plages elles-mêmes ; les coûts viennent des activités nautiques optionnelles, de la location de transats et de la nourriture.
Le compromis à connaître
Koh Lan ne remplace pas les îles du sud de la Thaïlande, bien plus célèbres — l'eau y est correcte plutôt que spectaculaire selon les standards régionaux, et le week-end, ferries comme plages se remplissent vite d'excursionnistes venus de Pattaya. Ce que l'île offre en retour, c'est la proximité : un vrai changement de rythme et de décor, accessible et quittable en une seule après-midi, sans avoir à s'engager pour une nuitée sur l'île ou un long transfert vers le sud.