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Voyage

Koh Samui : Hin Ta et Hin Yai comme arrêt dans le paysage côtier

Dernière vérification : 2026-07-16

Rédigé par Ricardo Dos Santos

Koh Samui : Hin Ta et Hin Yai comme arrêt dans le paysage côtier
Anetta Kolesnikova / Pexels

Un guide sobre des formations rocheuses côtières emblématiques de Samui, avec une attention pratique portée aux appuis, à la météo, au comportement local et à l'accès, qui peut évoluer.

Un paysage doté d'une histoire avant même d'avoir un panneau

À l'extrémité sud de la plage de Lamai, un court tronçon de côte granitique porte des noms — Hin Ta (« le rocher du grand-père ») et Hin Yai (« le rocher de la grand-mère ») — qui ne prennent tout leur sens qu'une fois les formes décrites : un pilier de pierre dressé et, à proximité, une fissure dans une paroi rocheuse, suffisamment proches l'une de l'autre pour que des générations de visiteurs les aient perçues comme une paire. Les noms sont d'abord venus du folklore ; l'attraction touristique est venue ensuite.

Le couple que ces rochers seraient devenus

L'histoire racontée localement met en scène un couple de personnes âgées, nommées Ta Kreng et Yai Riam selon les versions (l'orthographe varie), partis en bateau depuis Nakhon Si Thammarat vers Prachuap Khiri Khan pour organiser le mariage de leur fils avec la fille d'un homme nommé Ta Monglai. Une tempête a fait naufrager le bateau au large de cette côte, et les deux se sont noyés. Dans la version populaire, leurs corps se sont échoués et transformés en ces deux rochers — un témoignage, dit-on, de la distance qu'ils étaient prêts à parcourir pour le mariage de leur fils. Les rochers sont aujourd'hui considérés comme des symboles de fertilité et d'amour ; de petites offrandes y sont encore déposées.

Ce qui a vraiment façonné la pierre

En laissant la légende de côté, la géologie est plus prosaïque mais mérite d'être connue : les deux formations sont en granite, façonnées dans leur forme actuelle par une érosion de longue durée due aux embruns, au vent et au soleil, plutôt que par un événement unique et spectaculaire. Hin Ta est un pilier de granite autoportant ; Hin Yai se comprend mieux comme une fissure ou une cavité érodée dans une paroi rocheuse côtière, creusée par l'action des vagues sur une longue période. C'est la juxtaposition de ces deux formes distinctes, pierre dressée et paroi creusée, qui a produit la ressemblance que les noms décrivent — la géologie aboutissant, par coïncidence, à une forme que le folklore était prêt à expliquer.

Visiter sans en faire trop

L'accès est gratuit, et le site se trouve à Hat Lamai, dans le sous-district de Maret, près de l'extrémité sud de la bande balnéaire de Lamai — assez proche de la zone touristique principale de la ville pour que la plupart des visiteurs le combinent avec une promenade le long de la route côtière plutôt que d'en faire une excursion à part. Une rangée d'échoppes le long du chemin d'accès vend des sculptures en bois de coco, des bracelets et des articles de plage, signe que l'endroit fait partie du circuit touristique depuis un certain temps, même si aucune source ne permet de dater précisément ses débuts.

À quoi s'attendre concrètement sur place

Les horaires publiés vont d'environ 8h à 18h. Au-delà, autant être honnête sur ce qui n'est pas bien documenté : aucun chiffre fiable n'est publié sur le temps de marche depuis le centre de Lamai, et aucune indication cohérente ne permet de dire si la marée basse ou haute offre la meilleure vue — les conditions le long de ce tronçon de côte granitique évoluent selon la saison et la houle, si bien que la démarche la plus utile consiste à vérifier les conditions locales sur place plutôt que de planifier autour d'un chiffre que personne ne peut réellement confirmer à l'avance.

Une étape, pas un événement en soi

Hin Ta et Hin Yai méritent un temps modeste — la plupart des visiteurs y passent nettement moins d'une heure — et fonctionnent mieux comme une étape dans une promenade plus longue le long du littoral de Lamai que comme une destination justifiant un déplacement dédié. Les rochers sont suffisamment singuliers pour valoir le court détour ; ce sont les échoppes alentour et la plage elle-même qui font que l'arrêt semble valoir la peine, plutôt qu'être simplement photographié puis quitté.